Frédérick Coeuille, CTO
Aciernet
Pour vos Datacenters ? Le Cloud Computing, ça change quelque chose ?
Consulter ses comptes bancaires quand on le souhaite, regarder ses mails à n'importe quelle heure et surtout n'importe où. Avoir des échanges, des chats, des vidéos, partager des fichiers à tout moment... L'exigence de disponibilité et donc de continuité des systèmes est de plus en plus forte. Elle conditionne les systèmes de bout en bout pour rendre ces services tous les jours, tout le temps. Qu'en est il pour vos Datacenters ? Toujours plus d'exigence. Des niveaux de redondance accrus, des architectures complexes pour faire face aux éventuelles pannes.
Les Datacenters d'aujourd'hui vont du Tier I au Tier IV pour garantir, comme l'indique l'Uptime Institute, des disponibilités allant de 99,671% (Tier I) à 99,995% (Tier IV). Et si cette course à la disponibilité était une course perdue ? Et si le Cloud venait pour apporter une réponse différente dans la conception tout en garantissant une disponibilité sans faille ? La mort du Datacenter Tier IV est proche !
Plusieurs points pour étayer mes propos, pourquoi regarder le Datacenter comme un réceptacle dépourvu d'intelligence quand de nouvelles technologies permettent un dialogue entre les infrastructures (Serveurs) et le bâtiment ? Pourquoi légitimer des investissements considérables avec de multiples redondances statiques 2N+1 dans le cas d'un Tier IV quand un vrai N+1 dynamique offrirait un niveau de service supérieur, associé à une couche de communication entre le bâtiment, l'IT et la virtualisation.
De plus, d'un point de vue financier, cette approche permettrait des économies substantielles en réduisant d'au moins 25% le budget du Datacenter dans sa globalité. Cette équation ne concerne d'ailleurs pas que le bâtiment mais aussi le réseau et les serveurs. On en profiterait pour revoir la conception de ces nouveaux navires de la communication, plus dense, plus économes, plus propres, plus surs en un mot plus efficaces.
Alors, fini le Tier IV ?